Par Jean-Baptiste MESONA â Consultant Culturel, DrĂŽme du Nord & DauphinĂ© PubliĂ© sur appartenances.fr â Patrimoine & Art en DrĂŽme du Nord
Il y a exactement 1 829 ans, le 19 fĂ©vrier 197 aprĂšs J.-C., les plaines au nord de Lugdunum â l’actuelle Lyon â devenaient le théùtre de l’affrontement le plus sanglant jamais livrĂ© entre armĂ©es romaines. Ce sĂ©isme politique, militaire et culturel n’a pas seulement redessinĂ© l’Empire romain : il a façonnĂ© durablement la gĂ©ographie du pouvoir dans toute la vallĂ©e du RhĂŽne, et donc l’histoire de notre territoire entre DrĂŽme du Nord et DauphinĂ©.
Explorons ensemble cet Ă©vĂ©nement fondateur, Ă la lumiĂšre des sources antiques et des recherches les plus rĂ©centes â dont l’ouvrage de rĂ©fĂ©rence publiĂ© en 2024 par les professeurs Patrice Faure (UniversitĂ© Lyon 3 â HiSoMA) et Matthieu Poux (UniversitĂ© Lyon 2 â ArAr), aux Ă©ditions Peeters.
La bataille de Lugdunum nous concerne directement : Valentia (Valence), Dea Augusta Vocontiorum (Die) et l’ensemble des citĂ©s gallo-romaines de la DrĂŽme ont vĂ©cu dans l’ombre â ou Ă l’abri â de ce cataclysme. Voici pourquoi.
đ© Vous gĂ©rez un site patrimonial ou souhaitez valoriser un lieu historique ? Contactez Jean-Baptiste MESONA : jeanbaptistemesona@calliopeservices.fr â 07 72 39 52 08
đĄïž L’annĂ©e des cinq empereurs : quand Rome se dĂ©chire
193 ap. J.-C. : la spirale de violence qui mĂšne Ă Lyon
Tout commence avec l’assassinat de l’empereur Commode, le 31 dĂ©cembre 192. Son successeur immĂ©diat, Pertinax, est lui-mĂȘme tuĂ© par les prĂ©toriens le 28 mars 193, aprĂšs seulement 87 jours de rĂšgne â les caisses de l’Ătat vides ne lui avaient pas permis de tenir ses promesses de donativum aux soldats.
La couronne impĂ©riale est alors littĂ©ralement mise aux enchĂšres par les gardes prĂ©toriens, remportĂ©e par Didius Julianus. Cette annĂ©e 193 voit Ă©merger trois prĂ©tendants militaires puissants : Septime SĂ©vĂšre, gouverneur de Pannonie supĂ©rieure, commandant trois lĂ©gions danubiennes ; Pescennius Niger, soutenu par les lĂ©gions d’Orient ; et Clodius Albinus, commandant des lĂ©gions de Bretagne, maĂźtre de trois lĂ©gions et soixante-dix rĂ©giments auxiliaires.
SĂ©vĂšre, stratĂšge politique autant que militaire, neutralise provisoirement Albinus en lui offrant le titre de CĂ©sar â hĂ©ritier dĂ©signĂ©. Cette alliance de façade lui permet d’Ă©liminer d’abord Didius Julianus (193) puis Pescennius Niger (194).
195-196 : la trahison qui embrase les Gaules
En 195, SĂ©vĂšre trahit sa promesse : il confĂšre le titre de CĂ©sar Ă son propre fils Caracalla, effaçant Albinus de la succession impĂ©riale. Ce dernier est dĂ©clarĂ© ennemi public par le SĂ©nat. En 196, acclamĂ© Auguste par ses troupes, Albinus traverse la Manche avec 40 000 hommes rĂ©partis en trois lĂ©gions â la Legio II Augusta, la Legio VI Victrix et la Legio XX Valeria Victrix â et dĂ©barque vraisemblablement Ă Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer).
Il s’installe Ă Lugdunum, capitale de la Gaule lyonnaise, qui lui ouvre ses portes, sĂ©duite par sa lĂ©gitimitĂ© sĂ©natoriale et son habiletĂ© politique. La citĂ© frappe monnaie en son nom et lĂšve des impĂŽts pour lui. C’est cette adhĂ©sion que SĂ©vĂšre ne lui pardonnera jamais â lui qui avait lui-mĂȘme gouvernĂ© la Lyonnaise de 186 Ă 188.
L’annĂ©e 196 est marquĂ©e par des escarmouches : Albinus tente d’affaiblir les lĂ©gions germaniques fidĂšles Ă SĂ©vĂšre sous le commandement de Virius Lupus â il les bat, mais sans rĂ©sultat dĂ©cisif. Il envisage l’invasion de l’Italie, mais SĂ©vĂšre a solidement renforcĂ© les cols alpins.
âïž 19 fĂ©vrier 197 : le choc titanesque au nord de Lyon
100 000 à 150 000 soldats engagés sur plus de deux jours de combat
Durant l’hiver 196-197, SĂ©vĂšre rassemble ses forces le long du Danube et marche vers la Gaule. Ă sa grande surprise, les troupes d’Albinus sont de taille comparable aux siennes. Une premiĂšre bataille se livre Ă Tinurtium (Tournus) â SĂ©vĂšre y prend l’avantage sans dĂ©cision dĂ©finitive. L’armĂ©e d’Albinus se replie alors sur Lugdunum.
Le 19 fĂ©vrier 197, la bataille dĂ©cisive s’engage au nord de la ville, probablement sur le plateau de la Dombes ou Ă l’ouest, vers ce qui est aujourd’hui Tassin-la-Demi-Lune. L’historien Dion Cassius mentionne 300 000 combattants au total â chiffre que la quasi-totalitĂ© des historiens modernes considĂšrent trĂšs exagĂ©rĂ©, reprĂ©sentant prĂšs des trois quarts de l’ensemble des forces romaines de l’Ă©poque. L’historien A. J. Graham, reprenant Edward Gibbon, estime le total combinĂ© Ă 150 000 hommes, soit environ 50 000 Ă 75 000 par camp selon les estimations rĂ©visĂ©es (Wikipedia, 2026 ; Theatrum Belli, 2025).
Fait exceptionnel dans l’histoire romaine : la bataille dure plus de deux jours. Le vent tourne Ă plusieurs reprises. Ă un moment, une aile d’Albinus enfonce les lignes adverses et attire les troupes de SĂ©vĂšre dans des tranchĂ©es piĂ©gĂ©es, infligeant de lourdes pertes. SĂ©vĂšre lui-mĂȘme est temporairement dĂ©sarçonnĂ©. C’est l’intervention tardive â et calculĂ©e selon certaines sources â de sa cavalerie, menĂ©e par le gĂ©nĂ©ral Julius Laetus, qui brise dĂ©finitivement les lignes d’Albinus.
La mort d’Albinus et le sac de Lyon : un traumatisme fondateur
La dĂ©route d’Albinus est totale. AcculĂ©es au confluent du RhĂŽne et de la SaĂŽne, ses troupes et de nombreux civils sont massacrĂ©s. Selon Dion Cassius, des fleuves de sang se dĂ©versaient dans le RhĂŽne.
Clodius Albinus se suicide selon la tradition romaine â certaines sources Ă©voquent une exĂ©cution sur ordre de SĂ©vĂšre. Son corps est dĂ©capitĂ© ; la tĂȘte envoyĂ©e Ă Rome comme trophĂ©e politique. Son cadavre, celui de sa femme et de ses fils sont jetĂ©s dans le RhĂŽne.
SĂ©vĂšre exĂ©cute 29 sĂ©nateurs ayant soutenu Albinus, fait punir les villes alliĂ©es et livre Lugdunum au pillage et Ă l’incendie. La capitale des Gaules, qui comptait entre 50 000 et 80 000 habitants, ne se relĂšvera jamais totalement de ce traumatisme.
đ L’aprĂšs-197 : dĂ©clin de Lyon, stabilitĂ© en DrĂŽme du Nord
FourviĂšre abandonnĂ©e, dĂ©placement urbain vers la presqu’Ăźle dĂšs le IIIe siĂšcle
Les consĂ©quences archĂ©ologiques du pillage de 197 sont aujourd’hui confirmĂ©es par les recherches les plus rĂ©centes. L’ouvrage collectif Lugdunum 197 : Histoire et archĂ©ologie d’une bataille romaine (Faure & Poux dir., Peeters, 2024), fruit de journĂ©es d’Ă©tudes menĂ©es entre 2016 et 2017 par les laboratoires HiSoMA (CNRS â Univ. Lyon 3) et ArAr (Univ. Lyon 2), documente un dĂ©placement progressif du centre urbain de la colline de FourviĂšre vers la presqu’Ăźle et la Croix-Rousse, dĂšs la pĂ©riode sĂ©vĂ©rienne.
Ce dĂ©placement marque la fin du premier Ăąge d’or lyonnais. La citĂ© perd son rĂŽle de capitale politique prĂ©dominante au profit de TrĂšves (Augusta Treverorum), lors de la rĂ©organisation dioclĂ©tienne Ă la fin du IIIe siĂšcle. L’aristocratie gauloise traditionnelle, dont 29 reprĂ©sentants au SĂ©nat ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s, est durablement affaiblie dans l’appareil d’Ătat romain.
SĂ©vĂšre remodĂšle Ă©galement le Sanctuaire FĂ©dĂ©ral des Trois Gaules Ă Lyon pour en faire un instrument symbolique de domination : selon l’historien Duncan Fishwick, les rites du culte impĂ©rial y ressemblent dĂ©sormais Ă ceux rendus par des esclaves Ă leur maĂźtre.
La paix sévérienne profite 40 ans aux cités de DrÎme et Dauphiné
Paradoxalement, si Lyon souffre, les citĂ©s provinciales de la vallĂ©e du RhĂŽne bĂ©nĂ©ficient de la stabilitĂ© instaurĂ©e par la victoire de SĂ©vĂšre. La dynastie sĂ©vĂ©rienne rĂšgne de 193 Ă 235, soit plus de quarante ans â un socle de paix intĂ©rieure qui favorise le dĂ©veloppement agricole et architectural des territoires.
Valentia (Valence), chef-lieu des Segovellauni, connaĂźt une prospĂ©ritĂ© documentĂ©e : les inscriptions latines gravĂ©es entre le Ier et le IIIe siĂšcle aprĂšs J.-C., conservĂ©es au MusĂ©e de Valence, tĂ©moignent d’une vie civique active, de cultes, d’activitĂ©s commerciales et d’un habitat rural dense le long de la vallĂ©e du RhĂŽne.
Ă Die, Dea Augusta Vocontiorum, capitale du peuple Voconce, les fouilles prĂ©ventives menĂ©es en 2020 au lieu-dit Pibous et Cougnes par MosaĂŻques ArchĂ©ologie ont mis au jour les vestiges de deux Ă©tablissements ruraux gallo-romains créés au Ier siĂšcle, conservĂ©s sous 1,20 Ă 1,70 m de sĂ©diments (Le Fil d’ArAr, journĂ©e archĂ©ologique de la DrĂŽme, 2025).
Lautagne, Aouste-sur-Sye, Saint-Paul : le réseau romain en DrÎme du Nord
Sur le plateau de Lautagne Ă Valence, les fouilles de l’Inrap â campagnes majeures de 2014-2015, 2016 et 2023-2024 â ont mis au jour une succession de six camps militaires romains datant de la fin de la RĂ©publique, dont le plus grand (camp F) dĂ©passe 45 hectares. Ce site unique en France Ă©claire la puissance de l’armĂ©e romaine dans la rĂ©gion Ă l’Ă©poque mĂȘme qui prĂ©cĂšde la Bataille de Lugdunum.
La Carte archĂ©ologique de la Gaule (vol. 26 â La DrĂŽme, AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres) recense trois colonies de citoyens romains sur le territoire drĂŽmois : Ă Valence, Saint-Paul-Trois-ChĂąteaux et Die, Ă©tablies au Ier siĂšcle avant J.-C. Leurs cadastres structurent encore aujourd’hui les paysages de plaine. Ă Aouste-sur-Sye, un pont romain construit sur les voies MontĂ©limar-Die et Vaison-Valence, documentĂ© dĂšs le dĂ©but de notre Ăšre, tĂ©moigne de la densitĂ© des infrastructures routiĂšres qui ont traversĂ© les siĂšcles sĂ©vĂ©riens.
âïž Vous souhaitez un article patrimonial sur-mesure pour promouvoir votre site en DrĂŽme ou DauphinĂ© ? Contactez Jean-Baptiste MESONA : jeanbaptistemesona@calliopeservices.fr
đ Points clĂ©s Ă retenir
| đ | Date | 19 fĂ©vrier 197 ap. J.-C. â confirmĂ©e par l’Histoire Auguste et Dion Cassius |
| âïž | Protagonistes | Septime SĂ©vĂšre (vainqueur) contre Clodius Albinus |
| đ„ | Effectifs | â 150 000 soldats au total combinĂ© (estimation rĂ©visĂ©e : 50 000â75 000 par camp) |
| â±ïž | DurĂ©e | Plus de deux jours â exceptionnel pour une bataille romaine |
| đșïž | Lieu | Au nord de Lyon : plateau de la Dombes ou Tassin-la-Demi-Lune (dĂ©battu) |
| đ | Issue | Mort d’Albinus ; sac et incendie de Lugdunum |
| đ | ConsĂ©quence | Fondation de la dynastie sĂ©vĂ©rienne (193â235 ap. J.-C.) |
| đïž | Patrimoine | DĂ©clin de FourviĂšre ; stabilitĂ© et prospĂ©ritĂ© en DrĂŽme et DauphinĂ© |
| đ | RĂ©fĂ©rence | Faure & Poux dir., Lugdunum 197, Peeters, 2024 |
â Questions frĂ©quentes sur la Bataille de Lugdunum
OĂč se trouve prĂ©cisĂ©ment le champ de bataille ? Le lieu exact reste dĂ©battu. Les deux hypothĂšses les plus solides situent l’affrontement soit sur le plateau de la Dombes au nord de Lyon, soit Ă l’ouest, vers Tassin-la-Demi-Lune, au pied des Monts d’Or. Une premiĂšre confrontation avait eu lieu Ă Tinurtium (Tournus) avant le repli d’Albinus sur Lyon.
Quels vestiges visibles tĂ©moignent de cette Ă©poque en DrĂŽme ? Le MusĂ©e de Valence prĂ©sente une remarquable collection gallo-romaine couvrant les IerâIIIe siĂšcles. Ă Die, les vestiges de Dea Augusta Vocontiorum sont accessibles et documentĂ©s. Le plateau de Lautagne Ă Valence, fouillĂ© par l’Inrap entre 2014 et 2024, recĂšle six camps militaires romains. Le MusĂ©e Lugdunum Ă Lyon expose des balles de fronde en plomb et des monnaies d’Albinus directement liĂ©es Ă la bataille.
Septime SĂ©vĂšre connaissait-il la rĂ©gion rhodanienne ? Oui. SĂ©vĂšre avait Ă©tĂ© gouverneur de la Gaule lyonnaise de 186 Ă 188. Il connaissait parfaitement la vallĂ©e du RhĂŽne, axe de communication vital pour ses lĂ©gions danubiennes, et la gĂ©ographie de Lugdunum â ce qui explique la rapiditĂ© de sa marche et la prĂ©cision de sa rĂ©pression.
Pourquoi dit-on que c’est la plus grande bataille entre Romains ? Les sources antiques â Dion Cassius principalement, relayĂ© par Edward Gibbon â la dĂ©crivent comme le plus grand, le plus dur et le plus sanglant affrontement entre forces romaines. MĂȘme en retenant les estimations rĂ©visĂ©es (50 000 Ă 75 000 hommes par camp), cet engagement mobilise une fraction significative de l’ensemble des lĂ©gions de l’Empire.
La DrĂŽme a-t-elle directement subi les consĂ©quences de la bataille ? Non directement â les hostilitĂ©s se sont dĂ©roulĂ©es aux portes de Lyon. En revanche, les citĂ©s drĂŽmoises ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de la paix sĂ©vĂ©rienne qui a suivi. Les fouilles archĂ©ologiques Ă Die et Ă Valence confirment une prospĂ©ritĂ© agricole et architecturale continue tout au long du IIe et du dĂ©but du IIIe siĂšcle.
đ Glossaire
Lugdunum â Nom latin de Lyon. Colonie fondĂ©e le 9 octobre 43 av. J.-C. par Lucius Munatius Plancus. Capitale des Trois Gaules (Lyonnaise, Belgique, Aquitaine).
LĂ©gion romaine â UnitĂ© militaire de 4 800 Ă 6 000 lĂ©gionnaires citoyens, plus des auxiliaires. Albinus disposait de la II Augusta, VI Victrix et XX Valeria Victrix â les trois lĂ©gions de Bretagne.
CĂ©sar â Titre donnĂ© au successeur dĂ©signĂ© dans le systĂšme du principat romain. SĂ©vĂšre avait promis ce titre Ă Albinus pour neutraliser son rival, avant de le rĂ©voquer en faveur de son fils Caracalla â acte dĂ©clencheur de la guerre civile.
Sanctuaire FĂ©dĂ©ral â Autel des Trois Gaules â Lieu de culte impĂ©rial Ă Lugdunum, Ă la confluence du RhĂŽne et de la SaĂŽne, oĂč se rĂ©unissaient annuellement les dĂ©lĂ©guĂ©s des soixante citĂ©s gauloises. ReconfigurĂ© par SĂ©vĂšre aprĂšs 197 en instrument de domination symbolique.
Segovellauni â Peuple gaulois dont Valentia (Valence) Ă©tait le chef-lieu. Leur territoire constitue le cĆur de la DrĂŽme du Nord actuelle.
Voconces â Peuple gaulois dont Die (Dea Augusta Vocontiorum) Ă©tait la capitale. AlliĂ©s de Rome dĂšs l’origine, ils jouirent d’un statut de libertĂ© particulier au sein de l’Empire.
SigillĂ©e â CĂ©ramique fine de luxe romaine, ornĂ©e de motifs en relief. Abondante dans les sites archĂ©ologiques de la DrĂŽme, elle tĂ©moigne de la vitalitĂ© commerciale de la vallĂ©e du RhĂŽne aux IIe et IIIe siĂšcles.
HiSoMA â Histoire et Sources du Monde Antique. Laboratoire CNRS rattachĂ© Ă l’UniversitĂ© Lyon 3 et Ă la Maison de l’Orient et de la MĂ©diterranĂ©e. Centre de rĂ©fĂ©rence pour l’Ă©tude de la Bataille de Lugdunum, avec le laboratoire ArAr (Univ. Lyon 2).
đ€ Jean-Baptiste MESONA â Consultant Culturel
Jean-Baptiste MESONA est Consultant Culturel spĂ©cialisĂ© dans la valorisation du patrimoine et de l’art en DrĂŽme du Nord et DauphinĂ©. Fondateur de Calliope Services (2013, Saint-Rambert-d’Albon), il accompagne les institutions, collectivitĂ©s et particuliers dans la conception de stratĂ©gies de communication culturelle alliant rigueur historique et visibilitĂ© numĂ©rique.
Auteur de La RuĂ©e vers l’Art (2020) et de Galerie Saladin â Sidi Bou SaĂŻd (2025), il opĂšre les plateformes appartenances.fr, artnova.gallery, saintrambertdalbon.com et lesleadersvisionnaires.fr.
đ§ jeanbaptistemesona@calliopeservices.fr đ www.jeanbaptistemesona.com đ 07 72 39 52 08
đ Prendre rendez-vous : jeanbaptistemesona@calliopeservices.fr | 07 72 39 52 08
đ Liens utiles
- MusĂ©e Lugdunum, Lyon â Collections romaines : lugdunum.grandlyon.com
- MusĂ©e de Valence â Collection gallo-romaine Valentia : museedevalence.fr
- Inrap â Camps militaires romains de Lautagne, Valence : inrap.fr
- Le Fil d’ArAr â JournĂ©e archĂ©ologique de la DrĂŽme : lefildarar.hypotheses.org
- Carte du patrimoine de la DrĂŽme â Pont romain d’Aouste-sur-Sye : cartepatrimoine.ladrome.fr
- Theatrum Belli â Bataille de Lugdunum 197 : theatrum-belli.com
- HiSoMA / MOM, Université Lyon 3 : hisoma.mom.fr
đ Bibliographie sĂ©lective
Faure (P.), Poux (M.) dir. â Lugdunum 197 : Histoire et archĂ©ologie d’une bataille romaine. Peeters Publishers, 2024. [HAL : hal-04763413]
Le Bohec (Y.) â La bataille de Lyon : 197 apr. J.-C. Lemme Ă©ditions, 2013.
Gilles (A.) â Vivre et produire dans les campagnes de la colonie de Valence (IIe av. â VIe s. apr. J.-C.). Ăditions Mergoil, ArchĂ©ologie et Histoire Romaine n°34, 2016.
Faure (P.) â L’aigle et le cep : les centurions lĂ©gionnaires dans l’Empire des SĂ©vĂšres. Ausonius, 2013.
HĂ©rodien â Histoire des empereurs romains, Livre III. [Source antique, IIIe siĂšcle ap. J.-C.]
Dion Cassius (remaniĂ© par Jean Xiphilin) â Histoire romaine. [Source antique principale sur la bataille.]
Carte archĂ©ologique de la Gaule, vol. 26 â La DrĂŽme. AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres / Fondation MSH, 2022.
Inrap â Rapports de fouilles, plateau de Lautagne, Valence (campagnes 2014-2015, 2016, 2023-2024). inrap.fr
MosaĂŻques ArchĂ©ologie â Ătude de deux habitats gallo-romains, Die (site de Pibous et Cougnes). Fouille 2020. Le Fil d’ArAr, 2025.
En savoir plus sur APPARTENANCES
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
