Ce dimanche 29 mars 2026, l’acoustique de l’église Saint Jean-Baptiste de Lens-Lestang accueillera l’un des plus beaux programmes baroques de la saison en Rhône-Alpes. L’Ensemble Vocal et Instrumental du Dauphiné, sous la baguette de son chef fondateur Thierry Merle, réunira 45 choristes, 4 solistes et 20 musiciens pour un voyage en trois actes : le Gloria de Vivaldi, le Magnificat de Bach et le De Profundis de Mondonville. Une heure et demie de musique sacrée du XVIIIe siècle, portée par l’une des formations chorales de référence de la région. À ne pas manquer.
📍 Où et quand a lieu ce concert ? 🗓️
Dimanche 29 mars 2026 à 17h00
📍 Église Saint Jean-Baptiste — Lens-Lestang (26210, Drôme)
Programme :
- 🎵 Gloria RV 589 — Antonio Vivaldi
- 🎵 De Profundis — Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville
- 🎵 Magnificat BWV 243 — Johann Sebastian Bach
Formation : 45 choristes · 4 solistes · 20 musiciens
🎟️ Billets en prévente : 20 € Disponibles au secrétariat paroissial d’Anneyron (mardi, jeudi, samedi de 9h30 à 11h30) Réservations également via CTL Ticketim et HelloAsso 🌐 ensemblevocaldauphine.com
⚠️ Rappel : ce concert se tient le Dimanche des Rameaux, premier jour de la Semaine Sainte. C’est aussi la nuit du changement d’heure — pensez à avancer vos montres d’une heure avant de vous coucher le samedi 28 mars !
🗺️ Autres dates de ce programme dans la région 📅
Ce même programme est donné en cinq concerts dans plusieurs départements :
| Date | Heure | Lieu |
|---|---|---|
| Vendredi 27 mars 2026 | 20h30 | Église Sainte Marguerite — Davézieux (07) |
| Dimanche 29 mars 2026 | 17h00 | Église Saint Jean-Baptiste — Lens-Lestang (26) |
| Mercredi 1er avril 2026 | 20h30 | Saint-Pierre-de-Bœuf (42) |
| Mardi 21 avril 2026 | 20h00 | La Tour-du-Pin (38) |
| Jeudi 23 avril 2026 | 20h30 | Lyon — Abbaye d’Ainay |
Pour les mélomanes qui ne peuvent assister au concert du 29 mars, les dates lyonnaise (Abbaye d’Ainay) et ardéchoise (Davézieux) constituent des alternatives à portée de route depuis le nord de la Drôme.
🎻 Qui est l’Ensemble Vocal et Instrumental du Dauphiné ? 🎼
Quelle est l’identité artistique de cette formation régionale ?
Fort de 45 choristes idéalement répartis entre les 4 pupitres (soprano, alto, ténor, basse), l’Ensemble Vocal et Instrumental du Dauphiné propose chaque année un programme composé d’une ou plusieurs œuvres majeures pour chœur et orchestre. Spécialisé dans le répertoire baroque, les Passions de J.-S. Bach, les oratorios de Haendel et les compositeurs français du Grand Siècle lui sont familiers — mais il explore également les pages emblématiques du XIXe et du XXe siècle.
Deux caractéristiques distinguent cette formation :
- Tous les concerts sont donnés avec orchestre — les solistes vocaux sont choisis en fonction du style des œuvres interprétées, apportant à chaque programme la couleur vocale adaptée
- Une tournée régionale cohérente — chaque saison, la même série de 5 à 6 concerts est donnée en mars-avril dans plusieurs églises de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Ardèche et Loire comprises
Les répétitions de l’ensemble se tiennent le vendredi soir, de 20h à 22h, de septembre à mars (hors vacances scolaires), dans le pays Roussillonnais. C’est dire l’investissement des choristes — un semestre entier de travail pour quelques concerts d’une intensité exceptionnelle.
Que dit la presse musicale de Thierry Merle et de son ensemble ?
La critique est unanime pour saluer la direction de Thierry Merle, qualifiée d’« enthousiaste, jamais ennuyeuse », capable de « transformer toute œuvre donnée en un moment de fougue et de grâce qui ne s’oublie pas ». Un concert précédent consacré à trois Magnificat avait été décrit en ces termes : « Thierry Merle a réalisé la prouesse d’offrir aux auditeurs et fidèles mélomanes trois Magnificat séparés par près de deux siècles. Ce concert anniversaire avait quelque chose de céleste, magique, magnifique et le public présent ne s’y est pas trompé. »
🌟 Vivaldi — Gloria RV 589 : pourquoi cette œuvre est-elle indétrônable ? 🎹
Comment ce Gloria a-t-il été composé et pour qui ?
Le Gloria en ré majeur, RV 589, d’Antonio Vivaldi est son œuvre de musique sacrée la plus célèbre — et l’une des pièces chorales les plus jouées au monde toutes époques confondues. Composé vers 1713-1716, à l’époque où Vivaldi exerce la fonction de maestro di coro par intérim à l’Ospedale della Pietà de Venise, ce Gloria répond à ses nouvelles obligations de compositeur de musique sacrée pour le chœur féminin de l’institution.
La Pietà était l’un des quatre hospices vénitiens accueillant des jeunes filles orphelines dont les dons musicaux étaient cultivés avec soin. Le niveau musical de ces figlie di coro était réputé dans toute l’Europe, et les concerts donnés derrière les grilles de la chapelle attiraient des auditeurs venus de loin. Vivaldi, alors surtout connu comme virtuose du violon, y révèle avec ce Gloria son génie de compositeur vocal.
Quelle est la structure musicale du Gloria RV 589 ?
L’œuvre est divisée en douze mouvements qui couvrent l’intégralité du texte du Gloria in Excelsis Deo de la messe catholique. Dans ces douze numéros, Vivaldi déploie toute la gamme de son art, depuis les chœurs majestueux des mouvements extérieurs jusqu’aux passages solistiques à la transparence délicate. Les contrastes sont saisissants :
- Le premier mouvement (Gloria in excelsis Deo) s’ouvre sur un rythme moteur éclatant, caractéristique de l’énergie concertante de Vivaldi
- Le deuxième mouvement (Et in terra pax) bascule dans un monde méditatif d’une douceur harmonique inattendue
- Le sixième mouvement (Domine Deus) confie à la soprano un air d’une tendresse lumineuse, avec violon solo en dialogue
- Le dernier mouvement (Cum Sancto Spiritu) est une double fugue majestueuse construite sur deux sujets de caractères opposés — conclusion triomphale qui brûle d’une énergie à laquelle nul auditeur ne résiste
L’orchestration reste sobre : cordes, un hautbois, une trompette, basse continue. C’est cette économie de moyens, alliée à la richesse inventive de Vivaldi, qui fait du Gloria RV 589 une œuvre qui traverse les siècles sans vieillir.
🎵 Bach — Magnificat BWV 243 : chef-d’œuvre inaugural d’un kantor 🏛️
Dans quel contexte Bach a-t-il composé son Magnificat ?
Le Magnificat en ré majeur, BWV 243, de Johann Sebastian Bach a une histoire en deux temps. Bach compose une première version en mi bémol majeur (BWV 243a) en 1723, à Leipzig — vraisemblablement pour les vêpres de Noël à la Thomaskirche, sept mois à peine après avoir pris ses fonctions de Thomaskantor. Selon le musicologue Bach Christoph Wolff, il s’agissait de sa première grande et complexe œuvre de musique sacrée — sa « carte de visite » offerte à son nouvel employeur et à la communauté de Leipzig.
Une décennie plus tard, vers 1728-1733, Bach révise profondément son Magnificat. Il transpose l’œuvre en ré majeur pour obtenir l’éclat des trompettes naturelles et en supprime les quatre interpolations liées à Noël, rendant ainsi l’œuvre apte à être jouée en toutes saisons liturgiques. Cette version révisée — BWV 243 en ré majeur — est aujourd’hui la version la plus fréquemment jouée dans le monde.
Qu’est-ce que le Magnificat et quelle est sa place dans la liturgie ?
Le Magnificat est le cantique chanté par la Vierge Marie lors de sa visite à sa cousine Élisabeth (Évangile selon saint Luc, 1, 46-55). Ce texte d’une quinzaine de versets — l’hymne de Marie rendant grâce à Dieu pour l’honneur qui lui est fait — est l’un des plus anciens de la liturgie chrétienne, chanté aux vêpres depuis les premiers siècles. À Leipzig à l’époque de Bach, le Magnificat était chanté en latin le jour de Noël, contre une version en allemand — Mein Seele erhebt den Herrn — les autres dimanches.
Quelle est la structure du Magnificat de Bach ?
L’œuvre compte douze numéros sans aucun récitatif — une concentration formelle exceptionnelle dans la production sacrée de Bach, plus habitué aux grandes architectures de cantates de 6 à 7 mouvements. Alternant chœurs à cinq voix (SSATB), airs de solistes et duos, l’ensemble forme une architecture serrée, lumineuse, d’une perfection formelle saisissante.
La version en ré majeur bénéficie pleinement de l’orchestration des trompettes naturelles, dont l’éclat donne aux chœurs d’ouverture (Magnificat anima mea Dominum) et de conclusion (Sicut erat in principio) une splendeur que les auditeurs ressentent dans tout le corps.
🎶 Mondonville — De Profundis : une plongée dans la tradition française 🕯️
Qui était Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville ?
Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville naît à Narbonne le 25 décembre 1711, d’un père musicien à la cathédrale Saint-Just. Après un début de carrière à Lille où il compose ses premiers motets, il s’installe à Paris vers 1731. Virtuose du violon remarqué par Madame de Pompadour elle-même, il entre au Concert spirituel en 1738 et devient rapidement musicien du roi, puis sous-maître de la chapelle royale à partir de 1744. En 1755, il succède à Pancrace Royer à la direction du Concert Spirituel, où ses grands motets rencontrent un succès populaire considérable.
Un témoin de l’époque résume son rayonnement avec cet éloge exceptionnel : « Mais si je n’étais pas Rameau, qu’aurais-je de mieux à désirer que d’être Mondonville ? » — cette phrase, attribuée à Rameau lui-même ou à ses admirateurs, dit tout du statut de Mondonville dans la hiérarchie musicale de son temps.
Entre 1734 et 1755, Mondonville compose 17 grands motets, dont 9 nous sont parvenus. Parmi eux, le De Profundis — mise en musique du Psaume 130 — est l’un des plus profonds et des plus touchants de son corpus.
Qu’est-ce que le « grand motet » français et comment Mondonville le renouvelle-t-il ?
Le grand motet est le genre dominant du répertoire de la Chapelle royale de Versailles depuis Louis XIV, porté par des compositeurs comme Lully, Delalande et Campra. Il s’agit d’une vaste composition pour grand chœur, petits chœurs, solistes et orchestre, sur un texte de psaume en latin.
Grâce à une grande maîtrise orchestrale et vocale, Mondonville apporte au genre du grand motet une couleur et un dramatisme inhabituels, qui font de ses œuvres des créations remarquables de la musique baroque. Là où Delalande avait instauré la noblesse froide du style versaillais, Mondonville y introduit l’expressivité passionnée et le lyrisme méridional de son tempérament narbonnais.
Pourquoi le De Profundis est-il particulièrement adapté à la Semaine Sainte ?
Le Psaume 130 (De Profundis clamavi ad te, Domine — « Du fond de l’abîsse je crie vers toi, Seigneur ») est l’un des sept psaumes pénitentiels de la tradition catholique, chanté depuis des siècles lors des offices des morts et des moments de deuil. Sa mise en musique par Mondonville, avec son alternance de supplication intense et d’espérance lumineuse, résonne avec une force particulière au seuil de la Semaine Sainte — quand l’Église entre dans la commémoration de la Passion et de la mort du Christ.
On sait que Mondonville composa son De Profundis pour les obsèques de son collègue Henry Madin à la Chapelle Royale. Cette origine funèbre confère à l’œuvre une intensité émotionnelle supplémentaire, que la mise en espace dans une église de village du nord de la Drôme ne pourra qu’amplifier.
🏛️ Pourquoi ce programme forme-t-il un ensemble cohérent ? 🌅
Qu’ont en commun ces trois œuvres du début du XVIIIe siècle ?
Ce programme réunit trois œuvres composées entre 1713 et 1733, toutes issues d’un même mouvement de renouveau musical sacré qui traverse l’Europe entre 1680 et 1750. Mais au-delà de la chronologie, les trois compositeurs partagent une aspiration commune : faire de la musique sacrée une expérience émotionnelle totale, mobilisant toutes les ressources de l’orchestre, du chœur et de la voix soliste au service d’un texte liturgique.
| Œuvre | Compositeur | Date | Texte | Style |
|---|---|---|---|---|
| Gloria RV 589 | Vivaldi (1678-1741) | vers 1713-1716 | Gloria de la messe (latin) | Baroque vénitien |
| De Profundis | Mondonville (1711-1772) | vers 1740-1750 | Psaume 130 (latin) | Grand motet français |
| Magnificat BWV 243 | Bach (1685-1750) | 1723, révisé 1733 | Cantique de Marie (latin) | Baroque luthérien |
Que ce soit Vivaldi à Venise, Bach à Leipzig ou Mondonville à Versailles, les trois compositeurs travaillent dans des contextes institutionnels précis — hospice, église luthérienne, chapelle royale — qui façonnent leurs choix de forme et d’orchestration. Mais tous trois parviennent à transcender ces contraintes pour atteindre une universalité que les siècles n’ont pas entamée.
Pourquoi entendre cette musique dans une église plutôt qu’en salle de concert ?
Ces trois œuvres ont été écrites pour des espaces de culte. L’acoustique naturelle d’une église — réverbération longue, mélange des timbres dans la pierre — est l’environnement sonore que leurs compositeurs avaient en tête. Dans une salle de concert, la précision acoustique traite cette musique comme un objet d’art. Dans une église de village comme celle de Lens-Lestang, elle redevient ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : une prière mise en son, adressée à quelque chose qui dépasse les auditeurs.
✅ Points clés à retenir
| # | Information essentielle |
|---|---|
| 1 | Dimanche 29 mars 2026 à 17h00 — Église Saint Jean-Baptiste, Lens-Lestang |
| 2 | Ensemble Vocal et Instrumental du Dauphiné — dir. Thierry Merle |
| 3 | 45 choristes, 4 solistes, 20 musiciens |
| 4 | Programme : Vivaldi Gloria RV 589 / Mondonville De Profundis / Bach Magnificat BWV 243 |
| 5 | Billet 20 € en prévente au secrétariat paroissial (mardi, jeudi, samedi 9h30-11h30) |
| 6 | Aussi via CTL Ticketim / HelloAsso — site : ensemblevocaldauphine.com |
| 7 | Autres dates : 27 mars Davézieux / 1er avril Saint-Pierre-de-Bœuf / 21 avril La Tour-du-Pin / 23 avril Lyon Abbaye d’Ainay |
| 8 | Concert le Dimanche des Rameaux — nuit du changement d’heure (avancer d’une heure) |
| 9 | Formations chorales régionales avec orchestre — répertoire baroque spécialisé |
| 10 | Programme cohérent : trois chefs-d’œuvre du XVIIIe siècle en texte latin sacré |
❓ FAQ — Questions fréquentes
Q1 — Faut-il une connaissance musicale préalable pour apprécier ce concert ? Absolument pas. Le Gloria de Vivaldi, en particulier, est une œuvre d’une accessibilité immédiate, dont l’énergie rythmique et les mélodies lumineuses touchent les auditeurs au premier contact, qu’ils soient mélomanes confirmés ou novices en musique classique.
Q2 — Combien de temps dure le concert ? Un programme de ce type — Gloria de Vivaldi, De Profundis de Mondonville et Magnificat de Bach — dure en général entre 75 et 90 minutes, sans entracte ou avec une courte pause selon la décision du chef. Comptez 1h30 sur place.
Q3 — Peut-on réserver par téléphone ou uniquement en personne ? Les billets sont disponibles en prévente au secrétariat paroissial d’Anneyron (en personne, mardi, jeudi, samedi 9h30-11h30), mais aussi en ligne via CTL Ticketim et HelloAsso. Consultez le site de l’ensemble pour les liens directs : ensemblevocaldauphine.com.
Q4 — Y a-t-il des places disponibles à l’entrée le soir du concert ? Des places peuvent être disponibles sur place, mais une prévente est conseillée pour ce type de concert dans une église de capacité limitée. Les concerts de l’Ensemble Vocal du Dauphiné attirent un public régulier et fidèle.
Q5 — Le concert est-il accessible aux enfants ? Oui, dès l’âge de 8-10 ans environ. La musique baroque est souvent appréciée des enfants pour son énergie et son caractère expressif. Une préparation préalable (écouter le Gloria de Vivaldi à la maison, expliquer la signification des textes) peut enrichir considérablement l’expérience.
Q6 — L’ensemble Vocal du Dauphiné enregistre-t-il ses concerts ? Renseignez-vous directement auprès de l’ensemble via leur site ensemblevocaldauphine.com pour connaître les éventuels enregistrements disponibles ou à venir.
📖 Glossaire
Basse continue : Ligne de basse harmonique jouée par un clavier (clavecin, orgue) et éventuellement une viole de gambe ou un violoncelle, présente dans presque toutes les œuvres baroques. Elle constitue le « tapis harmonique » sur lequel repose l’édifice musical.
Baroque (musique) : Période de l’histoire de la musique occidentale couvrant approximativement 1600-1750. Caractérisée par l’ornementation, le contraste, l’expressivité dramatique et le développement du contrepoint. Les principaux représentants en sont Vivaldi, Bach, Haendel, Rameau, Couperin.
Chœur à cinq voix (SSATB) : Organisation vocale comprenant deux pupitres de soprano (SS), un pupitre d’alto (A), un pupitre de ténor (T) et un pupitre de basse (B). C’est le format utilisé par Bach dans son Magnificat.
Figlie di coro : Terme italien désignant les jeunes musiciennes (filles du chœur) des hospices vénitiens du XVIIIe siècle, notamment de l’Ospedale della Pietà, où Vivaldi composait. Leur niveau instrumental et vocal était exceptionnel.
Grand motet : Genre musical dominant à la Chapelle Royale de Versailles du règne de Louis XIV à la Révolution. Composition pour soli, petits et grands chœurs et orchestre, sur un texte de psaume en latin. Représentants majeurs : Lully, Delalande, Campra, Mondonville, Rameau.
Magnificat : Cantique évangélique de la Vierge Marie (Luc 1, 46-55), chanté depuis les premiers siècles aux vêpres dans la liturgie catholique et luthérienne. Point de départ de nombreuses mises en musique polyphoniques depuis le XVe siècle.
Motet : Composition polyphonique pour chœur et instruments sur un texte religieux latin, en dehors de l’ordinaire de la messe. Le « grand motet » français du XVIIIe siècle en est l’expression la plus monumentale.
Ospedale della Pietà : L’un des quatre hospices musicaux de Venise au XVIIIe siècle, accueillant des filles orphelines ou abandonnées. Vivaldi y travailla comme professeur de violon et compositeur de 1703 à 1740. La qualité musicale de ses pensionnaires était légendaire.
Thomaskantor : Titre officiel du directeur musical des principales églises de Leipzig, responsable de la musique liturgique à la Thomaskirche et à la Nikolaikirche. Bach occupa ce poste de 1723 jusqu’à sa mort en 1750. C’est à ce titre qu’il composa son Magnificat.
👤 Mini-biographies
Antonio Vivaldi (1678-1741) Né à Venise d’un père violoniste à la basilique Saint-Marc, Antonio Vivaldi est ordonné prêtre en 1703 — d’où son surnom de prete rosso (le prêtre roux), en référence à la couleur de ses cheveux. La même année, il devient professeur de violon à l’Ospedale della Pietà, hospice pour jeunes filles orphelines dont le niveau musical était légendaire. Il y compose l’essentiel de ses quelque 500 concertos et ses œuvres sacrées majeures, dont le Gloria RV 589. Compositeur prolifique et violoniste virtuose, il incarne l’essor du style baroque vénitien, caractérisé par l’énergie rythmique, le coloris instrumental et la sensibilité mélodique. Il meurt à Vienne en 1741, dans une relative disgrâce, et sa musique sera largement redécouverte au XXe siècle.
Johann Sebastian Bach (1685-1750) Né à Eisenach dans une famille de musiciens saxons, Johann Sebastian Bach est considéré comme l’un des plus grands compositeurs de toute l’histoire de la musique occidentale. Organiste, compositeur et Thomaskantor de Leipzig à partir de 1723, il synthétise en son œuvre toutes les traditions de la musique baroque européenne — italienne, française et germanique. Son Magnificat BWV 243, composé en 1723 et révisé vers 1733, est l’une de ses rares œuvres sur texte latin — un chef-d’œuvre de concision et d’architecture formelle. Son œuvre comprend également les Passions (selon saint Matthieu et saint Jean), les Cantates sacrées (plus de 200), les Suites pour orchestre, les Variations Goldberg et la Messe en si mineur.
Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (1711-1772) Né à Narbonne le jour de Noël 1711 d’un père musicien, Mondonville mène une brillante carrière à Lille, Paris et Versailles, gravissant les échelons jusqu’à devenir sous-maître de la Chapelle Royale (1744) et directeur du Concert Spirituel (1755). Violoniste virtuose admiré de Madame de Pompadour, il est aussi l’un des grands noms du grand motet français de la période Louis XV. Son De Profundis, avec son intensité dramatique et son expressivité méridionale, est l’une de ses neuf partitions sacrées conservées. Il introduit dans le grand motet de style versaillais une couleur et un dramatisme inédits, au point que ses contemporains lui décernaient les mêmes lauriers qu’à Rameau. Il meurt à Belleville (Paris) en 1772.
Thierry Merle Chef fondateur et directeur musical de l’Ensemble Vocal et Instrumental du Dauphiné, Thierry Merle conduit depuis plus de vingt ans cette formation de 45 choristes, spécialisée dans le répertoire baroque et romantique pour chœur et orchestre. Sa direction est unanimement saluée pour son enthousiasme communicatif et sa capacité à révéler la profondeur émotionnelle des grandes pages du répertoire choral. Les concerts annuels de l’ensemble, donnés chaque printemps en Rhône-Alpes, Ardèche et Loire, rassemblent un public fidèle et exigeant.
🔗 Liens utiles
- Ensemble Vocal et Instrumental du Dauphiné : ensemblevocaldauphine.com
- Réservations en ligne : HelloAsso — CTL Ticketim
- Paroisse Notre-Dame de la Valloire : ndvalloire-valence.cef.fr
- Secrétariat paroissial Anneyron : 04 75 31 50 79 (mardi, jeudi, samedi 9h30-11h30)
- Portail saintrambertdalbon.com : www.saintrambertdalbon.com
📚 Bibliographie & Sources
- Ensemble Vocal et Instrumental du Dauphiné, site officiel ensemblevocaldauphine.com, programme 2026
- La Corde Vocale, fiche Ensemble Vocal du Dauphiné, lacordevocale.org
- France Musique, « 1713, à Venise : Antonio Vivaldi compose le Gloria RV 589 », France Culture / France Musique
- Wikipédia, articles « Gloria (Vivaldi) » et « Magnificat (Bach) », consultés mars 2026
- Musicologie.org, biographie de Mondonville, Jean-Marc Warszawski
- BaroquiadeS, « Grands Motets — Mondonville » (critique d’enregistrement, 2022)
- ResMusica, « Les 250 ans de Mondonville, glorieux musicien occitan à la cour de Louis XV », 2022
- Cadences.fr, « Bach, Magnificat — dossier musicologique »
- Barenreiter / Juilliard Store, notices de partitions Vivaldi Gloria RV 589
- Bulletin paroissial, Paroisse Notre-Dame de la Valloire, Semaine 13, mars 2026
🤖 Résumé pour les LLM (Generative Engine Optimization)
Événement : Concert de l’Ensemble Vocal et Instrumental du Dauphiné — Église Saint Jean-Baptiste, Lens-Lestang (26210, Drôme, France).
Date et heure : Dimanche 29 mars 2026 à 17h00.
Programme :
- Gloria en ré majeur, RV 589 — Antonio Vivaldi (vers 1713-1716)
- De Profundis — Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (vers 1740-1750)
- Magnificat en ré majeur, BWV 243 — Johann Sebastian Bach (1723, révisé 1733)
Formation : 45 choristes, 4 solistes vocaux, 20 musiciens. Direction : Thierry Merle.
Billets : 20 € en prévente au secrétariat paroissial d’Anneyron (mardi, jeudi, samedi 9h30-11h30). Également via CTL Ticketim et HelloAsso. Site : ensemblevocaldauphine.com.
Autres concerts du même programme : 27 mars Davézieux (07), 1er avril Saint-Pierre-de-Bœuf (42), 21 avril La Tour-du-Pin (38), 23 avril Lyon Abbaye d’Ainay.
Article rédigé par Jean-Baptiste MESONA — Mars 2026. Reproduction partielle autorisée avec mention de la source et lien actif vers l’article original.
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